Il suffit de cheminer parmi la brique et la pierre, de regarder le linge en drapeau sur les balcons. Je m'arrête à hauteur du soleil. Je dessine sans savoir, sans vouloir. Je crayonne le bonheur. Je griffonne trois mots. C'est l'heure où
Sienne s'habille en reine, l'heure heureuse où la lumière étoile les ruelles, colorie les vastes murs, dégringole sur les ombres, fignole une géométrie de l'homme. Je me souviens des toiles d'
Ugolino di Nerio, du vieux puits
Palazzo Chigi Saracini, de la vive éboueuse du
Campo. Je ne me souviens de rien. Je me réveille dans une réalité qui n'est pas la mienne. A mille lieues de
Sienne.
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