C'est pourquoi la société agressée est en droit de pousser un cri de révolte. Car la récidive d'un ancien détenu témoigne non seulement de la faillite des institutions judiciaires, mais révèle aussi l'insécurité publique qu'elles favorisent. A vrai dire, le droit des victimes ne semble pas peser bien lourd. Cet infléchissement de la balance, au détriment des victimes, appelle la raison judiciaire à se ressaisir. Il convient que l'équilibre soit restauré, que l'arbitraire de l'horreur ne soit pas risqué au mépris de la vie des futures proies. Il est légitime que la société se protège. Il est confié à la justice le soin de dire le droit et de châtier les coupables. Or le sang de pareil crime fait déborder le vase de l'injustice.
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