L'île endeuillée s'abandonne à la volonté d'une fragile espérance, l'autre et bienfaisante force invisible. Dieu est loué dans sa gloire par un peuple qui continue à croire, contre vents et marées. La foi des rescapés est le premier secours, le premier signe d'humanité, la main spontanément tendue, la lumière spirituelle qui rayonne sur l'effroyable chaos matériel. La foi des saufs réveille la pensée des morts. Cette relation simple avec l'au-delà, cette foi du charbonnier déconcerte les coeurs modernes. Au monde des nantis, elle enseigne la sagesse infinie d'Haïti.
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