On feuillette les archives. On y revoit la cérémonie des conférences de presse. De Gaulle sait son texte sur le bout des doigts. Il déroule un grand récit. Ses majestueuses postures, ses mimiques et sa gouaille ironique, la perfection de sa langue et sa tonitruante réactivité émeuvent comme au premier jour. Il crée un genre: l'opéra politique en solo. Aucun de ses successeurs n'y brillera. A défaut d'images, il faut se replonger dans les magnifiques volumes d'Alain Peyrefitte: on colle la page à son oreille, on entend distinctement la voix de Charles de Gaulle.
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