samedi 1 août 2026

La pelle

Macron fait le dos rond. Il sait que son bilan est consternant. À “L’Appel” du Général succéda un jour “La pelle” d’un jeune olibrius prénommé Emmanuel. “La pelle” dudit suzerain s’est substitué à “L’Appel” du 18 juin. Macron s’est planté grave. Même ses autocars à deux balles ont été rangés des voitures, ont connu la déconfiture. S’il reconstruisit Notre-Dame en flèche, c’est grâce à la poigne d’un commandement militaire qui passa à l’as la démocratie. Sans règles ni normes administratives à respecter, on s’enorgueillit d’une productivité de dictature. Rebelote avec les JO. Le premier mandat, c’était déjà la fin des haricots. Le second, c’est la pelle, un rateau pris dans la figure d’Emmanuel. Le garçon, le stagiaire de nulle part, s’est auto-dissout dans l’insignifiance d’un bilan nul. Ouste !

Dallas, la dernière passe

Un match qui fâche. Lucas shoote dans le torse rival bien à côté de la balle. Penalty. Lucas pleure d’avoir fait perdre tout un peuple. Reste soixante-dix minutes pour infléchir un score, faire mentir le tableau d’affichage. Le bel Olise s’enlise dans les olé hostiles. Rabiot frise un rouge. Les Bleus se désunissent à regarder jouer la cohorte d’en face qui roule en mode ibérique: sans bruit, sans frottement, sans éclat, sans panache. Les belles de Cadix n’ont d’yeux que pour les joueurs de passe á dix. Mbappé frappe le portier. Il est hors jeu, observe les cieux. Dembélé n’est toujours pas réveillé. Dédé sort Rabiot. Lucas est encore sonné. Doué ne fait pas mieux que Barcola. L’Espagne joue contre Luis Enrique, le traître, l’un des siens. Et de deux, après un splendide une-deux, au milieu d’une défense naufragée, pétrifiée. On est battu sans mettre un but. Mbappé regarde ses souliers. Les Espagnols sont sans doute forts, sont des Paraguayens infiniment plus retors. Question rêve, j’attends le vieux Messi pour dire merci.

Souveraineté nationale

Charles de Gaulle à Marcel Dassault: “ Ça suffit comme ça, mon petit Marcel ! Tu vas me construire 20 Canadair, illico presto. C’est de la gnognotte pour toi, je sais. Si d’aventure Bordeaux avait brûlé en juin 40, je serais resté cloué au sol. Impossible alors d’appareiller vers Londres. On se parlerait allemand, mon vieux Marcel !

mardi 30 juin 2026

Gentleman Ousmane

Il erre en chien famélique sur la pelouse d’un vert trop vif, à la Hockney. Il s’interroge sur son avenir, sur sa place dans le navire. Il dribble de manière étourdissante, se joue du latéral d’en face, se déhanche comme un beau diable. Dembélé bataille dans le silence, l’insolence, la somnolence. Le toucher de balle est une sensation royale. Le ballon d’or alterne faux rythme et coup de boutoir. On dirait un fauve mal éveillé qui se divertit d’une proie, de deux, de trois. Son allure chaloupée évoque Garrincha, hors format, en plus déliée. Après avoir entortillé les défenseurs, le long de la touche, il repique vers le centre. Sa vitesse d’exécution frôle l’endormissement, l’hypnose d’un fakir. Sa souplesse lui confère une majesté d’altesse. Á l’instant choisi de l’estocade, il rassemble une vitalité meurtrière, enroule une balle assassine, aussi évidente que travaillée, dans sa fulgurante trajectoire, somptueusement emberlificotée. Dembélé domine le sujet, impose un art de jouer de toute beauté. Ses prouesses éblouissent par leur finesse. Sans égale, la star du Onze tricolore réenchante le jeu de balle. Dans ce tournoi mondial où figurent Messi, Neymar, Mbappé, Ronaldo, Kane, Haaland, il se révèle comme le plus offrant des artistes du stade. Trois buts comme trois uppercuts. Trois splendeurs d’un homme discret, taiseux, farouche, peu démonstratif, égaré sur son aile, oublié en bord de touche. Il n’y a qu’un métier : orfèvre. Tous les autres sont des courbures d’imposteur. Un, deux, trois: merveille. Un, deux, trois: lucarne. Un, deux, trois: soleil. On se décoiffe devant Ousmane, le gentleman. Pour l’ensemble de son oeuvre

dimanche 31 mai 2026

Horde des désordres

Le climatologue Nunez a déjoué la menace du cyclone « Horde des désordres » qui s’est abattu en rafales sur Quatar City et plusieurs villes de l’émirat. La violence des vents de sable a épargné la Tour Eiffel qui n’a pas plié. En revanche, les automobiles électriques, les boutiques et les arbres de la mairie, ont été brûlés, saccagés, déracinés. L’épisode calamiteux a été maîtrisé par les ingénieurs de Météo France/Quatar. Leur sang-froid exemplaire et leur parfaite expertise ont été salué par Cornu, le discret chef du gouvernement anti-mabouls. « Horde des désordres » est un phénomène atmosphérique désormais historique. Il figure d’ores et déjà dans les annales comme l’un des plus féroces cataclysmes que l’humanité ait connu. La parade magistrale de Nunez, qui a stoppé la catastrophe, seul sur sa ligne, comme un brillantissime portier russe des stades, tels les mythiques Yachine ou Safonov, provoque une certaine jalousie parmi les mièvres ministres de Cornu. D’autant plus qu’on lui prête, fort de sa triomphale réussite, l’ambition bien naturelle de lui succéder. Cornu veille, l’observe du coin de l’oeil.

mardi 26 mai 2026

Reste Jordan

Marine est malhonnête. Edouard ne serait pas très net non plus. Bruno, le petit Bruno, leur tourne nécessairement le dos puisqu’il incarne lui, en preux chevalier des gueux, le parti exemplaire du type honnête. Sa morale à deux balles flirte avec la faute professionnelle. Bruno fait des ronds dans l’eau à défaut d’en glisser dans sa poche. L’autre, le grand Bruno, n’est toujours pas descendu de son cheval. Sa dette compte pour du beurre puisque c’est l’Etat qui paie, régale à toute heure, foi de l’ancien capitaine de pédalo. Attal, notre meilleur danseur de tango, entame une tournée prometteuse dans l’Hexagone, bonimente derrière une botte de paille, se mesure sans rire à SuperMenteur. Reste Jordan qui séduit une princesse, à l’instar du grand Charles, raide cinglé de sa « madone des fresques ». Jordan embrouille les Deux-Siciles avec le royaume de France. Notre Bardolino national caracole en tête d’une opinion faux jeton qui pense trop mal. Certes, Jordan appartient bien au club des mabouls. Mais il est le seul à ne pas s’être sali les doigts dans le cambouis des dingueries de la décennie, loin des ministères du funeste petit stagiaire. Dès lors, on ne s’étonnera pas que les mauvais dossiers sortent sans tarder à son endroit : viols à la pelle, à la Bruel, pédophilie d’apprenti puériculteur à Saint-Denis. Bagayoko en aurait la preuve. D’ailleurs ,et c’est une révélation, Benalla a retrouvé son coffre-fort : tout est dedans.

dimanche 17 mai 2026

Deux gifles

Sur la Croisette, on se souvient qu’un fou d’Allah décapita un honnête prof, saigna l’enseignant au collet de sa liberté. Dans le même temps, sur les tarmacs innombrables qu’il foule en surchauffe au terme d’une si mince présidence, Macron tourne le dos à la nation. Une nation sans culture. Une nation négation. A biffer, comme on administre une baffe. Il la rature d’un trait, d’emblée, d’un mauvais geste à Alger. Il l’agrège en chantant, au son de l’hymne à la joie, à l’anonyme comité Théodule des peuples qu’il appelle « Notre Europe ». D’un trait aussi, d’un soufflet, la première dame, sa dame de compagnie des tarmacs, lui aura rabaissé le caquet. C’était la deuxième fois durant le décennat, après la torgnole du type de Valence, réfractaire à la poignée des doigts. Bilan : deux gifles. A comparer aux yeux fléchés des Gilets Jaunes, aux yeux crevés des émeutiers. Bilan de l’Elysée, revu et corrigé : deux gifles et deux yeux toujours pas dessillés.