samedi 21 février 2026

Un catch d'assassinat

Une horde d’encagoulés, une demi-douzaine d’obsédés du coup de tatane se jettent sur un jeune garçon qui croit à l’Evangile du Christ de la Passion, le clouent à terre, pour définitivement le faire taire. L’un des braves cogneurs, à califourchon sur son corps, boxe sa tête comme à l’entraînement ; d’autres shootent avec minutie dans son visage, son crâne, sa nuque. Le catch d’assassinat, à sept contre un, est une sorte d’allégorie de la bestialité humaine décomplexée, l’illustration réussie des fabriques de la crétinerie, la stupéfiante révélation d’une indicible lâcheté, d’une effarante indignité. Le paltoquet qui nous sert de roitelet finissant était jadis secondé par l’épatant Benalla qui à ses heures faisait le coup de poing dans le Quartier Latin, en mode mineur comme on tape Quentin. Deux mandats pour rien, sauf de multiples jeux de mains. Vilains, gueux, gilets fluos. A court de mots, on s’expédie des uppercuts. Sous Manu, on abuse du mano a mano, de cet alcool de brutes, de cette eau-de-vie pourrie qui tue, en guise de choc de cordialité des cités. Sous Manu, le cercle de la raison heureuse génère la boucle des meurtriers des rues. Les moutons du berger Macron sont mal gardés, beaucoup moins bien protégés que Madame le député Hassan par ses chiens sauvages. Sous Charlot, on était bien au chaud, au coin du feu de la croissance échevelée et de la grandeur restaurée, en sécurité avec du blé, quand on était des veaux.

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