mardi 14 avril 2026
Foutu détroit
Trump éructe à longueur de journée dans son jet privé au milieu des cieux. La couleur de sa cravate lui importe. D’un fuseau horaire à l’autre, elle varie comme les miroitements d’un arc-en-ciel. Rouge, bleu, jaune. Il fuit le vert comme la peste. Il redoute l’Islam et l’écologie. On le voit se dresser dans l’encoignure de sa porte d’aéronef, le visage orange, les yeux plissés, la bouche écarlate de fureur. Trump est en pétard avec la terre entière. Il grommelle, fulmine, tonne contre tout ce qui bouge. Le pape lui-même écope d’une balle perdue. Il passait par là : double taloche. Trump hurle comme un gosse qui parle fort, hausse le ton, parce qu’il a peur dans la nuit et qu’il craint les démons. Donald est couard comme un petit canard Disney. Il gueule comme un putois parce qu’il ne saisit que pouic à la situation, et que la colère d’adjudant est son idéal du moi.
« Foutu détroit !». Il est tassé dans les cordes à cause de ce maudit corridor du golfe persique, qui lui colle aux doigts comme le sparadrap du capitaine Haddock. « Foutu détroit ! » Comment s’en débarrasser interroge Amédée, comment éliminer le cadavre de la pièce d’Eugène Ionesco ? Trump considère le détroit d’Ormuz comme un nœud de cravate qui lui résiste. Pas moyen de rétablir la bonne longueur du bout de tissu qui clignote jaune, rouge ou bleu. Trump piaffe, trépigne, s’impatiente et rate toutes ses cravates.
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