samedi 18 avril 2026

Livre, l’ivresse

Il y avait beaucoup de monde vendredi au Salon du Livre. Trop. Impossible de flâner dans les travées du Grand Palais. Quant à la séance de dédicaces, elle s’est effectuée agréablement. Charmant sourire d’Elisabeth, jeune psychologue à la prison de Nanterre. Conversation animée avec Isabelle qui me confesse ses admirations qui sont aussi les miennes : Nicolas de Staël, Léo Ferré, Michel Serres. Mon voisin de table sur le stand du Livre Suisse, Francisco, sympathique compagnon sous un faux air bougon, s’est révélé un redoutable bateleur. Nous étions proches du chapiteau Gallimard où un certain Foenkinos, je crois ne pas écorcher son nom, provoquait une quasi émeute parmi ses fervents adorateurs. L’auteur de « Demos » s’est plu à ce Festival du Livre de Paris assez bariolé, qui s’est substitué à l’ancestral Salon du Livre. J’ai apprécié la délicate hospitalité du stand des livres helvètes où de prestigieux écrivains figuraient sur les présentoirs : Ramuz, Roud, Cingria, Novarina, Dürrenmatt, Vallotton, Godard. L’ivresse est le féminin de livre. J’ai sincèrement regretté des absences, celles d’amis fidèles, empêchés par les embarras et les contrariétés de la vie. Se sont faits excusés, avec style, Angélique, Noura et Jérôme. A distance, Laure et Michele m’ont joliment témoigné leur amical soutien. Cette sorte de présence m’a ému. Je les remercie.

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