lundi 5 janvier 2026

5 janvier 1914, naissance de Nicolas de Staël

« La peinture de Nicolas de Staël saute aux yeux. Elle agrippe le regard sans plus le lâcher. Nicolas peint comme l’indien scarifie son corps. Le geste est sauvage et la peinture luxueuse. Il ne peint rien d’autre que la couleur, lisse et solaire. Le couteau crisse et la couleur crie. La couleur, livrée par pans, joue avec elle-même. Elle perce jusqu’au cœur de la toile et prend feu. Ou bien la chaleur est froide, comme le vertige d’avant le saut. Nicolas griffe la toile pour se persuader qu’il voit. Ses tableaux sont des empreintes, des marques vives. Ils disent que la couleur est la pulsation du peintre. A cette hauteur, le couteau du peintre ne croche pas tout à coup. Staël peint l’assaut du monde. A cet instant de vie, l’oubli d’elle-même, royale vertu des simples, exige ce surcroît de force, d’attention précise. Staël recommence, esquive la toile, jette l’épée en plein ciel, réinvente la peinture. Il a peur. Il a peur comme la splendeur seule sait faire. Il veut sortir, sans coup férir. Il veut sortir par la grande porte. D’instinct, l’homme a suivi les couleurs, monté l’escalier, vu l’amour sur les murs, sur le champ payé leur sourire. Il gîte là-haut depuis, la chambre à cent francs, l’atelier sous les toits. Venu du Nord, des fastes slaves, lentement il passera à peindre les années d’octroi, l’inégal sac de secondes distribuées aux hommes de jeu. Staël situe sa mise sur l’arc en ciel, exécute avec ferveur des sortes d’images peintes. Rimbaud prisait les peintures idiotes. A niveau d’oiseau, dans le vieil Antibes, Staël prie la nuit, le jour de revenir. Comme l’Ethiopien, trafiquant de voyelles, il voit l’ironie, il dérobe au ciel ses vertiges. D’un bleu panique, il fixe le cri. Derrière lui, la vie passée quoique imparfaite fait effort de mémoire, témoigne des rigoureux insuccès des formes vives, journées d’hiver sans défaillance. Tout haut, Staël rêve croisades, sans chevalet, chevaleresque. C’est une peinture d’exil, que rien n’apaise, pas même les cils du soleil. Des pierres, il déterre la lumière, la secrète rougissure intérieure, calée dans l’axe exact du luxe. A l’humble gravat, il donne couleur et visage, pommette écarlate, éclat de pierreries. Mêmement, Staël et style, quasi sosies, élancent une proie mince à couteaux blancs sur le drap. Avec les regards, il ne compose pas, ni ne thésaurise ses trouvailles. Il dévore l’immédiat, ne gardant rien, comme le meilleur pour la fin et la faire jolie. Il avance peignant dans un jour sans couleurs. Appelez cela une mort choisie, toutes le sont, tôt pressenties, rôdant près des hommes, dans les parages du visage. On va voir ce qu’on va voir. Fildefériste et coloriste, Staël regarde le déclin, la base froncée d’un visage, la reddition au noir du dernier paysage. Staël s’installe aux première loges, parmi les artistes rugueux, dont l’œuvre si patiemment tissée évoque la sauvage indifférence du monde : un pan de ciel, un fragment de terre, une parcelle d’océan. A la cime d’un savoir, et malgré les apparences, il est bien mort sur l’arbre. Il a tiré l’échelle à la barbe des copieurs. Pas de malin plaisir, ni l’affreux rire de l’outre-tombe, seulement le geste de finition. » Ce texte est l’incipit de « Le type d’Antibes » (5 Sens Editions, juin 2024). https://catalogue.5senseditions.ch/fr/recit-de-vie-connaissance/560-le-type-d-antibes.html

vendredi 2 janvier 2026

Francis Hallé est mort

Francis Hallé est mort « Il était une forêt. Francis Hallé est le botaniste d’un monde de verticalité, l’ardent croisé des canopées. La forêt tropicale est une énigme langagière, un palimpseste végétal entre ciel et terre. Je sors du cinéma. Je ressens l’ivresse des cimes. L’homme premier est d’habitat forestier. Le déchiffreur des vies arboricoles filme le récit collectif de seigneurs millénaires. Il jette mille informations, dévoile les secrets d’une société, révèle l’organisation des hauts végétaux. Nos mots percent mal le mystère d’une langue d’arômes, d’une communication odorante, d’un dialecte d’écorce. L’arbre lève ses branches vers le soleil, témoigne sa ferveur à la lumière. Il sous-traite la mobilité au règne animal pour se reproduire à distance, à l’écart des fatales concurrences. Le film excite une convoitise. L’arbre est désir de connaissance. Au fil des ans, Francis Hallé a rédigé un gros bouquin savant. C’est un manuel de joie, un mémoire à sa gloire, qu’il faut lire le doigt sur chaque mot (Plaidoyer pour l’Arbre, Actes Sud, 2005). L’arbre jouit d’une majesté. Il dispose d’une sorte d’éternité qui assied sa souveraineté. Hallé est le Champollion désigné des modes d’expression de la canopée. Le vieil homme est au commencement d’un savoir, applique la raison à de nouveaux territoires. » Ce texte est extrait de « Fred (5 Sens Editions, octobre 2019, pages 40/41) https://catalogue.5senseditions.ch/fr/recit-de-vie-connaissance/295-fred.html

Olga, je t'aime

J’écris son nom au crayon. Je l’imprime en grand sur l’écran. Lucia s’est calée sur la paroi verticale. J’ai envie d’Olga. Resnais en fit une reine. Avant soixante ans, elle s’est jetée dans le néant. Olga Georges-Picot est une brûlure brève, l’actrice d’un film, dont la fugitive beauté ravive l’écho. Les deux stars sont des diablesses d’une espèce rare. Elles lancent des regards, se fichent de l’histoire, s’en tamponnent le coquillard. Je démêle des visages comme on extrait les corps d’un séisme. Je sauve Olga de la nuit mauve. Je préserve Lucia des gravats. J’ai mes deux filles, les plus belles du monde, à domicile. Je collectionne les têtes comme les vignettes. Un sourire s’échappe comme un liseré de crème suintant d’une pâtisserie. C’est un faux mouvement de l’air du temps. Il n’y a pas de poisson au bout de l’hameçon. Je ressens la fausseté, l’inanité, l’étrangeté des regards. Un bol de visages apaise une solitude, guérit de l’autarcie. Au reste, je suis prisonnier de mes prisonnières. Olga est tombée de haut comme Albertine de cheval. Lucia va sur ses quatre-vingt-cinq ans. J’aimerais retourner à Ferrare sur les pas de Paola, voir la couleur brique des murs, ostensiblement absente de Chronique d’un amour. Olga est revenue dans la peau de Catrine, l’héroïne du film. « Je t’aime, je t’aime » se bégaie comme une impossibilité des lèvres. Olga observe la vidéo, la visionne en boucle, telle une altesse dépouillée d’une jeunesse. Il a suffi d’un plan pour qu’elle se lève d’un bond. Elle n’est pas morte en quelque sorte. Elle n’a pas d’âge au fond, ni d’« h » à son prénom. Je me souviens de Claude Rich, entre grisaille et Méditerranée. Deleuze se défenestre avec le même shetland mauve. Il faut que je sache. J’étudie l’humanité et la féminité. L’une se loge dans le grand âge, dans une vulnérabilité de chair froissée. L’homme gît au creux d’une paume. L’autre, l’énigme féminine, est une danse de Salomé, la fatalité d’une cruauté. Je lie les deux épis. La bonté se farde. La beauté se fane. On dirait des sosies. On les identifie la nuit à la station Dostoïevski. Aller au diable. J’y vais. Le monde est l’anagramme de démon. Je suis possédé par l’impropriété. Je suis démangé de mauvais anges. Je me dépiaute. Je suis nu comme un livre lu. Les gars du monde regardent Olga. Comme moi, ils ont besoin d’émoi. Les visages sont des tatouages de l’espace. J’habite un corps de graffitis. Je suis possédé par les images. Je suis travaillé par le diable. Je suis étourdi par les effigies. Je suis marabouté par la beauté. Je commence à croire à d’autres signes, d’autres confidences. Je me lasse d’un visage qui saigne. Je guette un mot, j’interroge un numéro. Je suis attentif au geste bref. Je considère un corps. Je me déprends des visages blancs. Je m’entiche d’une Chinoise, longue comme une liane, perchée sur des jambes orgueilleuses. J’enfouis Olga sous un drap. Les désirs sont les dieux du désert. Je m’abreuve à la source d’une chair. Le tremblement de poitrine est un sentiment sublime. Ses yeux d’étrangère identifient une meurtrière d’Asie. J’aime son bras froid sur ma tempe. Je manque de visages. Je me démène sans oxygène. Lucia rapetisse, se tasse, rapièce une jeunesse. L’automne est une saison qui me chiffonne. J’ai besoin de nouvelles photographies, d’une piqûre d’éternité, de la grosse santé de l’été. Olga, la plus belle fille à la ronde, s’ennuie de son champion automobile, se balance au balcon, enjambe le parapet, troue l’écran du cinéma. La reine a chu du cinquième. C’était le temps des imperméables en gabardine, des shetlands gris, mauves ou mandarine, de l’odieuse lumière de Méditerranée radieuse. On épinglait Magritte au mur de sa chambre. Entre « Pierrot le Fou » et « Marie pour Mémoire », le petit gars n’a pas froid aux yeux : il filme Olga. L’actrice sublime, moitié paumée, naturellement sauvage, exhibe sa chair de grande fille animale. Elle parle de Dieu, du monde, des chats. « Je t‘aime, je t’aime. » Vite dit. Lent film impardonnable. Donne des images pour l’hiver, de quoi vivre sous l’empire des yeux noirs d’Olga. Merci pour ça. Voir, revoir, rêver la belle Olga. Regarder, doigt sur la bouche. Une comédienne, étrangère à la vie comme elle va, révèle en pleine lumière sa féminité de feu. « La peur, c’est quand on a chaud, la terreur quand on a froid. » C’est un visage qui griffe la mémoire de jeune homme. À trop regarder son film, à trop aimer « Je t’aime, je t’aime », à repasser la vidéo comme un poème de Rimbaud, Olga a changé sa vie, elle est morte. Un jour avant l’été. Elle était vieille de nos souvenirs. À la lettre, ce maudit film est insupportable. Olga ignore le temps qui froisse. Sa chevelure ensoleille l’oreiller chauve de la terre. Elle repose sur une joue, le derrière en bataille. Claude, le héros lunaire, est prisonnier d’une splendeur éphémère, d’un sourire intérieur, de la blancheur des draps. Olga dort dans l’éternité du cinéma. Encore une minute. De tirée, de filmée. Allez savoir. L’actrice ensommeillée s’est jetée du cinquième étage. « J’écris dans le noir les mots du deuil, sans savoir où les adresser. Je les destine à ton visage de jeune fille. Mais les étés ont perdu leur éternité. Olga, je trace les lettres de ton nom comme au temps de notre jeunesse. Il se fait tard sur l’avenir et nos chimères d’hier. Transmets tendrement à ta mère le témoignage de ma profonde affection. » Je confonds l’Olga du cinéma avec la Maria des premiers pas. J’y vois mal dans la querelle des soleils. Je mélange les émois. Je vais faire un saut à Trouville, retrouver mes esprits, vérifier des images pour la vie. Je lace mes tennis. Ce texte est extrait de « La cicatrice du brave » (5 Sens Editions, février 2017). https://catalogue.5senseditions.ch/fr/recit-de-vie-connaissance/90-la-cicatrice-du-brave.html

mercredi 31 décembre 2025

Joyeux budget !

Jadis la nouvelle année inspirait des souhaits de bonne santé, voire des vœux de prospérité. Aujourd’hui, on oublie tout ça, on réduit la voilure, compte tenu de la situation du pays, de son calamiteux état. La sobriété s’impose, interdit toute ébriété postale. C’est pourquoi cette année je nous souhaite un excellent budget, de la saint Basile à la saint Roger. Si je voulais abuser et charger la barque des violents désirs, j’ajouterais des gouvernements Lecornu, 3, 4 ou 5, à la pelle, comme s’il en pleuvait, avec de joyeux coups tordus, des poignards dans les couloirs et des maléfices en série dans les coulisses. Mais c’est beaucoup demander. Un budget suffirait à contenter les plus blasés. Un beau budget, ça fait toujours plaisir. Heureuse année, joyeux budget !

mardi 30 décembre 2025

On a perdu Lecornu

Qui a vu Lecornu ? De ses yeux vu ? Depuis des jours, il ne court plus les rues. Plus de micro ni de studio, plus de Palais-Bourbon et de gros chandail sous le veston. Mince. On a perdu Lecornu. On a perdu Lecornu. Pour de bon. Comme la grand-mère du sketch de Robert Lamoureux. Le corps nu ? Pas de confusion possible. Sublime et animal, c’est le corps de Brigitte qui frappe les esprits, gravite en boucle, ces jours-ci, autour de la planète. Non, Lecornu, c’est le petit pépère qui ressemble à Fernand Raynaud. On le trimbalait déjà depuis trois mois et demi dans la voiture, sur la banquette arrière. Et, patatras ! Dans la descente du Nouvel An, avant d’arriver, on a perdu Lecornu. Je me souviens aussi de Nino Ferrer. Il gueulait grave après Mirza. Satané Mirza. Veux-tu venir ici ? Où est donc passé Lecornu ?

lundi 29 décembre 2025

Un phénomène atmosphérique

Un phénomène atmosphérique Bardot, je l’ai côtoyé à la pharmacie du port. Elle était belle, décousue dans ses cheveux, déjà vieille, violemment méchante dans ses yeux. Nous faisions la queue, un jour de mai, sous une pluie de Bravade, la festivité du village. Au comptoir, l’impérieuse étoile jeta deux mots au petit homme comme on crache au sol un chewing-gum. Bardot, la colérique, était un phénomène atmosphérique. Une apparition. Une épiphanie. Une illumination eût écrit Rimbaud. Bardot inonda la planète d’une liberté sauvage, fracassa les images de sa grâce animale. A première vue, elle donne à Godard, un chef d’œuvre absolu. Elle meurt, gentille du cœur avec les bêtes, l’âne et le mouton qui ornent la crèche des jours de fête. Delon, Johnny, Bardot. Les héros clamsent à tire-larigot. Toujours, trop tôt. Côté série B, les figurants sont arc-boutés sur une ténacité. La santé se maintient. A l’Elysée, on dirait. Macron, c’est long. Les uns se barrent, l’autre se barricade.

dimanche 28 décembre 2025

« Ecoutez-moi, ce con ! »

Dimanche, j'ai revu Le Mépris, la perruque brune de Bardot, le chapeau de Piccoli, la lumière de Capri, les couleurs de la vie. Godard a bâclé un pseudo scénario, histoire de contenter le distributeur du film. Il dédouble sa vie sur l'écran. C'est par le mépris qu'il la traite, la tire par les cheveux. C'est sa peau qui vaut scénario. Pas besoin de noircir du papier, faut plutôt impressionner la pellicule, la faire rire aux instants rares. Faut chiader l'image aux encadrures, entre deux acrobaties, facéties, espiègleries. Bref, exercer le métier de voyeur, faire le job avec honneur. Mettre du rouge, du vermillon sur les corps et les désirs, les dieux et les peignoirs. Mettre du bleu, du bleu de "sourire innombrable", du bleu d'Homère sur le ciel et la mer. Mettre des élans, des émois, des petits mots, du mouvement de motion picture dans l’appart romain et la villa de Malaparte. Caméra danse comme pigeon vole. Godard filme le ballet des cils et des silhouettes, des objets et des rejets. Il défie la loi de pesanteur du scénario d'auteur. Vit son film, filme sa vie. Il momifie Hollywood dans la raideur de Jack Palance. Il fige l'ami Fritz dans sa posture de pommier faiseur de pommes, le laisse rêver d'Odyssée et de cinéma aimé. Se révèle ici que regarder fait du bien. Le Mépris est la guérissure d'un rebouteux des yeux. Godard soigne tout ce qu'il touche. Brigitte Bardot étire sa beauté comme l'ennui dévidé sur un corps d'été. Camille se déprend de Paul. La femme du Mépris s'appelle la méprise. Au voisinage du maître helvète, on est sur le qui-vive, dans la fulgurance et le grand métier. Il n’y a qu’un seul métier: orfèvre. Tous les autres sont des courbures d’imposteur. Godard chantait la sainteté du coquelicot. Il en restituait l’écho. Sans autre sujet que la beauté de Bardot. Godard a l’âge du Christ. Il filme la lumière, le récit d’Homère, le dos, le joli derrière de Bardot, l’enturbanne comme s’il était Vermeer. Quand je regarde Bacon, c’est l’orange la couleur des hommes. Quand je vois Godard, c’est le rouge d’Italie qui fait le prix du Mépris. On va de l’appart à la maison de Malaparte. Le corps de Bardot exige l’éternité, un coloris d’été, la sainteté du coquelicot. L’Alfa de Cinecitta est du même rouge farouche que la robe de la sublime ragazza, que l’incarnat des meubles Ikéa. Le rouge lipstick indique le retour à Ithaque. La Méditerranée est un sourire innombrable, l’Odyssée un désir d’en finir. A l’époque, Piccoli était potable. Bardot fait la moue quand elle se tait, la mouette quand elle s’entête. Godard lui consacre un art. « Ecoutez-moi, ce con ! », chantonne la femme vermillon. Frederic Prokosch était un poète du Wisconsin, établi sur les hauteurs de Cannes. Godard lui fauche son nom parce qu’il aime le tennis et les papillons, lui chipe l’histoire (« Ulysse brûlé par le soleil »), fourgue les deux à l’affreux Jack Palance qui nasillarde la bande-son d’un bout à l’autre de la toile. Bref, Godard se fiche de Moravia, d’Ulysse et de Pénélope. Il fait gaffe à Bardot. Il l’habille de somptueux oripeaux. Ses yeux s’écarquillent quand il pense à Camille. Il la vêt d’un peignoir jaune, l’accorde à l’ocre des pierres. Fait d’une blonde une brune, alterne les heures, varie la lumière. C’est un film sur elle. On s’émeut d’une machine à écrire, l’Olivetti à capot gris. Le même vert drape l’épaule de Bardot, colore le cinéma où se joue Viaggio in Italia. Godard ne s’est pas remis du manuscrit refusé. Gallimard est un malappris. Depuis il s’amuse avec la lumière, se contente des yeux, faute de mieux. Bardot est la plus belle pour aller danser, dégringoler les escaliers de Capri. La mer dans sa splendeur. Le Mépris s’achève comme Pierrot le Fou. Pas besoin de Rimbaud, Bardot suffit. Ce texte est extrait des ouvrages suivants : « L’amitié de mes genoux » (5 Sens Editions, juin 2018), « Dancing de la marquise » (5 Sens Editions, mars 2020) et « Tita Missa Est » (5 Sens Editions, avril 2021). https://catalogue.5senseditions.ch/fr/recit-de-vie-connaissance/192-l-amitie-de-mes-genoux.html https://catalogue.5senseditions.ch/fr/recit-de-vie-connaissance/322-dancing-de-la-marquise.html https://catalogue.5senseditions.ch/fr/recit-de-vie-connaissance/436-tita-missa-est.html