mardi 18 novembre 2008

Essaimesses

Les essaimesses ruent dans les brancards, contestent le droit d'aînesse de la vieille langue française. Les mots des jeunes gens s'écrivent au plus vite. La restitution brute des sons est privilégiée au détriment des conventions de l'orthographe. C'est une langue déliée. On assemble les syllabes comme on le sent. Je peine à croire que les correcteurs du baccalauréat pratiquent la langue essaimesse avec autant de délicatesse que les candidats. C'est un nouveau métier de déchiffreur, de nouvelles vocations à la Champollion qu'il convient de susciter.

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