samedi 1 août 2026
Dallas, la dernière passe
Un match qui fâche. Lucas shoote dans le torse rival bien à côté de la balle. Penalty. Lucas pleure d’avoir fait perdre tout un peuple. Reste soixante-dix minutes pour infléchir un score, faire mentir le tableau d’affichage.
Le bel Olise s’enlise dans les olé hostiles. Rabiot frise un rouge. Les Bleus se désunissent à regarder jouer la cohorte d’en face qui roule en mode ibérique: sans bruit, sans frottement, sans éclat, sans panache.
Les belles de Cadix n’ont d’yeux que pour les joueurs de passe á dix. Mbappé frappe le portier. Il est hors jeu, observe les cieux. Dembélé n’est toujours pas réveillé. Dédé sort Rabiot. Lucas est encore sonné. Doué ne fait pas mieux que Barcola. L’Espagne joue contre Luis Enrique, le traître, l’un des siens.
Et de deux, après un splendide une-deux, au milieu d’une défense naufragée, pétrifiée. On est battu sans mettre un but. Mbappé regarde ses souliers.
Les Espagnols sont sans doute forts, sont des Paraguayens infiniment plus retors. Question rêve, j’attends le vieux Messi pour dire merci.
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