vendredi 14 août 2026
Le bon plaisir
L’été nous gratifie de cinq canicules, de quoi ramollir une république vieillie, en perdition, qui se compte elle aussi sur le dernier doigt de la main.
L’été incendiaire n’a guère écarté l’empathique président de l’examen de son nombril. Il s’est retranché dans son fortin marin. Il y a goûté l’ivresse de son jet-ski favori, ridant la mer de sillons volontaires, mâchoires serrées comme si c’était « notre projet ». A ses heures, il squattait le transat de Brigitte et multipliait les ploufs obligatoires de la pataugeoire. A deux pas des brasiers, des admirables pompiers, d’une population sinistrée, d’une forêt dévastée.
Dans la déconfiture, for sure, de la maudite décennie, ladite pataugeoire s’est hissée au rang de symbole prémonitoire. Le pays a bu la tasse plus souvent qu’à son tour. Le bon plaisir restera la marque de fabrique d’un monarque insensible, totalement branque, issu d’une dramatique erreur de casting.
Que nenni. Il a chevauché l’engin mécanique, mal rangé des voitures, a dompté rageusement sa pétaradante Rossinante, qu’il a substituée avantageusement à son brave et ennuyeux Lecornu d’hiver, empêtré dans ses budgets de calamité. Et après ? Ouste !
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